Rencontres Traverse Vidéo,

Art Vidéo Cinéma Expérimental

Installations
Performance Photographie Multimédia


Gallerie photos 2007
Bande annonce 2007
Lieux
Armenie
Archives

Marc Veyrat
factor i+)
nous entraîne dans un monde apparemment sans lien direct avec le monde
réel, sans histoire... Pourtant certaines images suggèrent invariablement des
référents. Des signaux malgré nous surgissent ; évoquent des informations.
Peut-être cet assemblage de facteurs i évoque le Pop Art ? Ou bien New York
ou encore les attentats du 11 septembre... Mais dans cet univers extra plat,
l’enchaînement est invariablement interrompu par le clic & go du spectateur.
Notre mémoire se brouille. Il faut revenir inéxorablement en arrière pour faire
le tri ; organiser des ®­Make à travers notre propre société du spectacle...
Le parcourt se construit sans début ni fin. Ce jeu compusilf d’une tentative de
reprise en main est une des caractéristiques des PiM’s (Personal Investigation
Material). Pensés comme des outils, ils incitent (excitent ?) le spectateur à
opérer régulièrement un certain nombre de mesures et de sélections : cet
appareillage “lorsqu’il est activé, peut aussi capter des interférences, c’est-àdire
toute une série de brouillages et de dysfonctionnements au sein même
de l’ordre des mesures.”(1). L’ordre des mesures, c’est-à-dire ici l’ensemble de
la composition associée à l’espace de l’écran, res/suscite un visage ; un toto.
Dans des intervalles de temps disjoints - des séquences opératoires - son
apparition et sa brusque disparition provoque, engendre des manques. Ainsi,
avec ce film interactif, ce que nous pourrions appeler - à travers une somme
de o+ o - des effacements narratifs, introduisent dans le flot des images en
mouvement des sens de lecture ; un nouvel espace i matériel, un i-lisible. Et
cette interaction se construit progressivement par superposition d’écrans
translucides pour filtrer les informations entre/vues. L’actualité est à portée de
main ; délivrée à la commande. Il ne faut donc pas considérer les PiM’s
comme des objets finis mais des aides paradoxales à la mémoire ; des
moteurs de recherche de sens, des instruments au service de l’information
par on / off. Ces simulacres qui affirment leur propre réellité deviennent des
“objets purement mentals, en mouvement, qu’il faut inventer”(2). Le PiM’s est
toujours un moyen d’affirmer un outil : la machine. Cet objet enveloppe notre
réel d’un autre réel : celui des informations - un i-réel - qui reste inaccessible
sans une manipulation des codes régulant la peau numérique de l’image.
(1) Christophe Kihm, Laurent Grasso, 5, Éditions Actes Sud / Altadis, Arles, 2006, p.12.
(2) Pierre Coulibeuf, conférence département Communication & Hypermédia, IMUS, 13 décembre 2006.
la société i matériel - factor i+) p.1
PiM’s
Et cette manipulation s’effectue curieusement dans une consommation de
super surface. Immergé dans le PiM’s factor i+), toto devient le curseur que le
visiteur promène dans différents plans extra-plats. toto nous regarde et parle :
il fait signe et nous fait signe. Le double jeu - face à face - avec l’internaute
provoque un effet miroir. En (lui) coupant la parole, la manipulation crée une
incidence sur la programmation, non pas à l’intérieur même du code fichier
mais dans la narration que ce code semblait induire dans un premier temps.
C’est-à-dire que l’organisation en réseau imaginée à l’aide du code est désorganisée
momentanément par la manipulation effective du totoregardeur...
Open the door !
PiM’s factor i+), 2006, http://www.imateriel.info.
la société i matériel - factor i+) p.2


TRAVERSE VIDÉO - Toulouse - Haute-Garonne - Midi-Pyrénées