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Gallerie photos 2007
Bande annonce 2007
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Armenie
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Très tôt, je me suis imaginé de nouveaux mondes. Non

pour fuir la réalité à proprement parler, mais plutôt pour

en cerner les contours, pour rechercher au-delà de cette réalité visible à vivre.

J’ai, peu à peu, donné à la réalité d’autres sens, d’autres

directions, d’autres envies et désirs. Parfois même, sans les

comprendre, aujourd’hui encore, je poursuis toujours cette

démarche.

Créer me donne une liberté totale et absolue.

Mon travail est à écouter et à regarder, à appréhender et à se

réapproprier. Le saisir, le sentir, c’est s’y reconnaître.

Mon travail est très instinctif et n’a de contemporain que les

médiums utilisés et non son essence. Il ne démontre aucune

évidence, il ne dénonce rien, il n’est jamais achevé.

Il tente, explore, observe et interprète.

Mon travail est un art de la sensation et non du

raisonnement.

Il agit sur les frontières de toutes choses. Il mélange le

réalisme et l’abstraction sur le plan des émotions

universelles. Il est plus proche finalement du romantisme

que de l’art électronique.

Mon travail est border-line, obsessionnel et schizophrénique.

Il se fonde sur les sensations de décalage et d’inquiétante

étrangeté.

Je suis photographe et vidéaste. Plus simplement, je dirais

que je fais de la musique avec des images et du son.

Lorsque je fais de la photo, en réalité, je peins.

Lorsque je fais de la vidéo, en réalité je fais de la musique.

Lorsque je fais de la musique, en réalité je fais des images

invisibles.

PROCEDE

Après mes études aux Beaux-arts où j’ai expérimenté le

dessin, la peinture, l’écriture et la performance, je me suis

dirigé vers le son et la photographie, la vidéo, en tant que

technique, m’a permis de retenir les deux en même temps.

Mon travail débute dans sa phase de construction toujours par

une composition musicale. Celle-ci est toujours dans mes

oreilles lorsque je photographie ou que je filme. Je refuse le

story-board et n’ai pas de scénarii très développés. Juste un

rythme, une ritournelle dans lesquels je me laisse glisser avec cette

part instinctive qui me caractérise.

La vidéo est un moyen idéal pour que je puisse explorer le

temps, la mémoire et l’esprit humain. C’est dans l’art vidéo et

non dans les arts traditionnels que je peux manipuler le temps,

le ralentir ou l’accélérer, l’effacer et que je peux faire disparaître

les frontières entre le passé, le présent et le futur.

VIDEO

Dans mon travail vidéo soit je retiens des images, des matériaux de mon environnement

vivant, de la réalité que je filme ainsi mon DVD POEMES

et de bribes je reconstruis une trame filmique.

Soit j’emprunte des bribes de films, des bandes images, des

publicités, des matériaux que je refilme pour mon DVD COLLAGES ; sans volonté de plagiat, de parodie ni même

d’hommage, je prends ces matériaux comme faisant

partie intégrante de ma propre réalité que je peux observer.

J’utilise ma caméra comme métaphore de l’oeil humain en quête

d’indices de la compréhension de soi.

La notion de boucle est primordiale et fondamentale

dans mon travail. Les boucles ont un effet étrange. Elles établissent une rupture dans le déroulement

des images, introduisent un décalage donc un nouveau rythme et

un nouveau sens.

Je conduis ainsi le spectateur presque sournoisement là où je veux l’emmener.

J’ai souvent usé de l’effet visuel en négatif en vidéo comme révélateur

de la face cachée de soi-même.

AMBIANCE SONORE

L’ensemble de mon travail sonore adopte lui aussi la boucle comme ligne mélodique. Puis je rajoute, j’empile

strate sur strate pour créer une ambiance musicale avec sons, fragments , bribes

sonores en cherchant toujours à jouer sur les oppositions: harmonie/dissonance,

lenteur/saccade.

La boucle sonore plonge l’auditeur dans une inertie parfois

profonde et je vais être son conducteur pour qu’il

se laisse emmener et surprendre dans ce que je veux donner à

ressentir.

MEMOIRES

J’ai souvent pensé que la mémoire

était un enregistrement semblable

au système d’une bande magnétique.

Qu’il suffisait de faire reculer

cette bande pour se remémorer et

revenir ainsi à des moments précis

choisis, pour la parcourir et l’enregistrer

à nouveau en mon esprit, la

repasser, la réécouter en boucle.

Cet enregistrement devait répondre

à toutes mes questions, répondre

à toutes mes errances intimes,

cette bande serait une preuve, une

marque, de mon histoire, elle serait la preuve que

je «suis».

Mais je me suis trompé.

Cette bande-mémoire est parfois

voilée, vidée, abîmée, réenregistrée.

Cette bande- mémoire est magnétique

et ses molécules bougent, se

déplacent, se transforment et peuvent

parfois même disparaître.

Mais je peux aisément la découper,

la recoller, l’inciser, la reconstruire

comme bon me semble.

Je peux aisément en détruire certaines

parties -parce que trop difficiles à travailler et aller au plus vite,

au plus simple.

Je peux en réinventer une nouvelle

construction.

La mémoire m’est un piège.

La mémoire m’est richesse.

La mémoire m’est prison.

La mémoire m’est résurrection.

Ma mémoire n’est qu’un jeu d’enfant,

elle me joue des tours et des

des détours.

Ma mémoire ne m’appartient pas

toujours, elle est mêlée parfois

avec les histoires d’autres, des

mémoires collectives, des mémoires

inculquées.

Ce sont des pensées- mémoires.

Ces pensées sont analogiques,

imprécises, pleines de grains magnétiques,

pleines de strates légères et

profondes.

Ma mémoire s’efface au fur et à

mesure que je la retravaille, au fur

et à mesure que je vieillis.

Ma bande- mémoire disparaîtra un

jour à tout jamais...

LA JEUNE FILLE ET LA MORT

(2004) durée 15 minutes

féerie esthétique.

Un jour ou l'autre il faut grandir.

Mais, il ne faut pas tuer l'enfant.

Il faut le laisser s'en aller en paix

Comme une seconde peau, une mue.

Lui seul doit choisir quand.

Lui seul choisit comment.

BLUE LINE,

1998, durée 9 minutes :

plusieurs temps s’y succèdent et se superposant, s'imbriquent, se rejoignent.

J'ai filmé ces images à Nice, le long de «la promenade des Anglais».

Je me souviens encore de cette lumière superbe de fin d'hiver.

C'est le premier travail dans lequel j'ai fait entrer une certaine idée de la narration.

Et peut être bien la première fois où j'aie eu un regard sur le monde.

IMMERSION,

1996, durée 8 minutes

Cette vidéo est essentielle pour moi. Elle marquera ma vie à jamais. Elle répond à une rencontre, celle d'un amour. Celle d'une acceptation de moi-même et de mon identité.

La rencontre d'un être avec mon être.

Au montage, je voulais que ces supports «images» apparaissent comme des fragments intervenant

comme des «clutters» de sons, comme des sortes d'images subliminales et d'autres tournant

en boucles pour amplifier certaines sensations.

Aussi ai-je travaillé l'image comme des bribes sonores d'où -dans mes premières vidéos- de longues séquences sans images ou plutôt des images noires.

J'affectionne également l'idée que le spectateur «guette» les images comme un événement, avec frustration et impatience.

Cette vidéo correspond à mon baptême.

Le baptême de la rencontre avec moi-même

la rencontre et l'acceptation de mon être intérieur

la rencontre de la sensualité

la rencontre de la plénitude

RED MORNING IN THE TV,

2004, durée 9 minutes,

«vidéo Pop». J'ai tenté d'interroger mon regard sur le monde face à ce que me donnait à voir ma télé ce jour là et de recomposer avec des fragments volés, une histoire, d'en faire naître une certaine idée de narration.

1303FP00,

1999, durée 8 minutes

Fouillant dans les vieux tiroirs de ma grand-mère, décédée depuis plusieurs années, j'ai commencé par trouver ses vieux électrocardiogrammes.

Et puis, j'ai découvert de vieilles photos lui appartenant- ses parents, militaires, ses fils...

J'ai voulu faire revenir ces «mémoires images».

Mais au-delà de mon histoire, de mes mémoires,de ces images familiales appartenant au passé, il y a cette mémoire commune de la guerre qui nous est rapportée, contée.

Comment utiliser cette mémoire, cet héritage?

Comment retenir ces bribes, ces fragments figés?

Comment redonner vie à ce et à ceux qui sont morts.

Summer, 2001,

durée 15 minutes,

est une danse spectrale sur une musique du hasard.

 


TRAVERSE VIDÉO - Toulouse - Haute-Garonne - Midi-Pyrénées