DPI, Paris
2005 : Elodie Maître.
JPEG (Joint
Photographic Expert Group). Standard de compression
d’images numériques qui réduit
le poids informatique d’une image, et indirectement,
le temps nécessaire pour la transférer
d’un ordinateur à un autre, sur Internet
en particulier. Le format JPEG est performant sur
les images photographiques.
www.afnet.fr/afnet/glossaire
L’image
numérique est une somme d’informations
codées, décodables, compressibles et
décompressibles. Le format JPEG et la définition
72 DPI sont les standards utilisés en réseau.
Les fichiers échangés sont quantitativement
impossibles à chiffrer. Or cette possibilité
de compression de l’image pour permettre la
circulation en réseau change considérablement
notre rapport aux images. Des nouveaux espaces de
création, des nouveaux espaces de diffusion,
des nouveaux territoires sont, a priori, disponibles.
Les enjeux sont eux-aussi atteints par ce changement.
Alors que
les tabous liés à l’image sont
repoussés, que la mort n’est plus choquante,
la pornographie chose banale, les images d’une
cruauté insoutenable, de prisonniers irakiens
prises par les soldats américains, m’ont
alertée. L’image est une arme et s’appuie
sur le pouvoir de représentation du monde réel.
Je vois donc
je crois... si cette expression est vieille comme
le monde, son retour se fait en force et en image,
exhibant la dangerosité et la perversité.
Sur cette
relation inéluctable, j’ai imaginé
la réduction de l’image à sa définition
minimale : 1 DPI.
En effet,
quelle est la plus petite somme d’informations
nécessaire à l’image numérique
pour que disparaisse son statut d’analogie?
Comment bascule-t-on de l’horreur à un
sentiment esthétique? Comment le langage vient-il
parasiter l’image?
