Si
le scénariste néo-réaliste Zavattini
affirmait que chacun porte une histoire, jusqu'où
la langue est-elle un obstacle et quand devient-elle
simple fluide?
Dans le cadre
d’un atelier dirigé à Potenza,
Abbas Kiarostami nous a invités à suivre
les traces du scénariste italien Zavattini
et à aller à la rencontre des habitants
de la ville pour trouver l’origine des histoires.
La question
de la langue, de sa traduction, de son rempart s’est
très vite posée. J’ai donc déambulé
dans la ville, tentant de ressentir le flot de la
langue qui m’entourait. Le but de la composition
sonore a alors été d’atteindre
le point où tous ces mots ne sont plus que
des fluides. Un point où l’on peut être
en connexion directe.
