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Gallerie photos 2007
Bande annonce 2007
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Armenie
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POSTEDIT

Ma recherche actuelle, au-delà la question de la forme qui en soi fait partie intégrante des perspectives du postulat de départ, est une évidence dans l’évolution de mon processus de construction artistique assumé, revendiqué, extrême: quelle est la "nature", la "valeur", la/les postures de l'artiste aujourd'hui.

Avant même de concevoir les moyens mis en œuvre, qu'en est-il de son « existence », de son placement d’individu, de citoyen, en terme d’utilité, de compétence, de maîtrise d’outils, sur un praticable qu’il annonce flottant, volontairement.

Que « porte » l’artiste dans sa dénomination qu’il a auto-définie (première étape d’une inscription dans le dispositif social : s’identifier dans la rencontre amicale, professionnelle, administrative, avant même d’être cautionné par l’institution, faudrait-il le vouloir), à l’intérieur d’un cadre qu’il circonscrit lui-même.

Inévitablement, cela induit des interrogations quant à sa crédibilité, sa valeur (précisément pour lui-même et aux yeux des autres) et son utilité dans un système fondé sur un présupposé économique. Est-il un rouage de la mécanique en question, ou est-il dans une forme de revendication de sa non-fonctionnalité et/ou de sa valeur de fabriquer des modèles, ou de même qu’un chercheur avec un processus expérimental empirique ou imaginaire.

Autant de concepts casse-gueule difficiles à manipuler, de questions de base mais REELlement actuelles, intenses, majeures : je me situe sur un point de tension, déjà visité, à investir, à nourrir, dévider, dévier, [ré] injecter, rendre souple, fragile, futile...

Le corps comme perspective alors même que la question de sa représentation est certainement l’antithèse de ce qu’il peut représenter.

En s’incluant dans le propos : nous portons en nous le non formulable, les énergies mères, un amour absolu qui se libère dans des instants de vie. L’artiste, perçu sous un angle humaniste, dégagé de son image, trouble d’une manière diffuse la « normalité », remet en question, remanie, interroge, provoque..... Et ce faisant, il invite à regarder sa perception du monde, ses fantasmes, il rend étrange un moment anodin... Raccordé inévitablement à sa proposition, il en devient un élément indissociable, il est le raccord entre ses objets et le monde, il est, dans son placement de concevoir et vivre le monde avec, dans la création, sa posture est sa valeur. Là est la véritable création, là est notre rôle, potentiellement, utopiquement... comique.

BALISES

Mes propositions se matérialisent sur le principe formel de la transdisciplinarité. J’opte pour la collaboration avec cinq artistes, cinq corps, cinq personnalités, cinq spécialistes, cinq amis. Ils sont les cinq éléments indissociables d’un seul et même corps, le fonctionnement en rhizome des idées, des techniques, sur la base même de la transdisciplinarité des propositions.

Le processus de création n’a donc pas de limite entre les temps de travail et de recherche et les moments partagés quotidiens. Il est l’argument même des créations proposées. Elaborer méthodologiquement des lignes, tangentes pour conduire, canaliser la matière qui peut survenir à tout instant. Le dispositif plastique est réalisé en parallèle dans une énergie discursive à la manière du culbuto.

Organique

Animal

La trace humaine

Le détournement d’objets signifiants

Les différents niveaux de réalités d’une matière corps (vivant, plastique, vidéo, sonore)

Réseau, rhizome, relation, re-mise.

CHARLOTTE CAZAL Direction artistique

Réalisation plastique, actions & corps

Pratique : installation, performance, dessin, graphisme, vidéo

Les mains s’avancent et cherchent à trouver la pensée afin d’installer ensemble l’espace d’une nouvelle conjonction. » Roberto Juarroz, quatorzième poésie verticale
Je suis née avec les mains rêches et malhabiles.
Je suis née avec le pouvoir de tout avaler dans une contestation incessante naturelle et nécessaire.
Je suis née avec une envie tellement forte de …,…,……. qu’il m’est impossible d’en savoir et sa nature et son objet.
Avec ça je fais.
Sans quoi je ne vis.
Les troubles qui agitent nos vies convoquent mon être entier pour générer du doute, adrénaline du questionnement, faussaire frivolité et magie des images insensées qui flashent et éblouissent en rafales. L’extra-lucidité brûle nos impuissantes rétines et nous aide à développer les négatifs dorés de nos inconscients.
Je fabrique des conjonctures et des connivences improbables pour dévier nos chemins de leur droiture morbide.
A 12 ans, j’ai su qu’il n’y aurait rien de cliniquement stable dans mon existence et que celle-ci serait une plaine de vides et d’encombrants pour qui voudrait instaurer une auto-perturbation-nécessaire.
Aujourd’hui, mes propositions sont une matérialisation matricielle de cette conception urluberlusque de la réalité polymorphe et de ses atouts sans les connaître.

Je m’inscris dans un projet, une démarche artistique visant à proposer des modèles perceptifs, expérimentaux, critiques pour tenter de reconstruire une forme de lien, créer de nouvelles ouvertures vers un monde « point de rencontre » que l’on pourrait concevoir d’une manière insolite, ensemble. Je fais pénétrer des visiteurs dans des univers que j’ai construits, mon espace intime, d’individu, d’artiste dans lesquels je suis actrice, manipulatrice, visible….
Les expériences des individus rencontrés, dans la contextualisation d’une réalité transposée, développent une perturbation nécessaire et in-confortable. Exposés, donné à tous, vus sous tous les angles et points de vue, les espaces révèlent la possibilité d’un partage nécessaire, d’un fantasme individuel vers un absolu commun.
Ces formes doivent être des espaces de vérité et d’authenticité où nous sommes confrontés à un univers intérieur afin d’envisager une mémoire commune, qui nous livre des révélations sur notre histoire ou celle des autres. Une blessure ouverte à tous, un corps et une âme perçue depuis le dedans.
A la question de la communication de l’œuvre, je répond : une esthétique de l’humain, de la proximité, de la résistance au formatage social, riche des expériences de vie.

Tout ce qui se produit entre chacun de nous, entre nous et les choses, nos rêves, nos intuitions, nos souvenirs, nos ressentis sont, à mon sens, les clefs d’appréhension et peut-être de compréhension du réel. C’est pourquoi je convoque le corps, les mots, le son, l’image pour élaborer un langage de l’énergie pure qui émane de l’humain, de la nature ; sources d’inspiration pour ordonner le mode de communication du non formulable.

Repères : étudie 12 années durant le piano classique, (diplômes de fin d’étude), licence d’arts plastiques (UTM et beaux-arts de Barcelone), créé l’association Virgule et trois petits points, y conçoit et réalise des formes expérimentales, collabore avec des compositeurs et plasticiens (sonores). Sur plusieurs projets, fait intervenir Laetitia Doat (chercheuse en danse à l’université de paris VIII, co-éditrice de la revue Repères). Obtient une bourse du FSDIE , plus tard lauréate de Défi jeune pour aider à la production de ses projets, présente une vidéo aux palais des beaux-arts lors du vernissage de la revue « multiprise », expose un travail de commande ( projet [u]) à la galerie Espace Ecureuil à Toulouse lors de l’exposition collective « territoires », obtient une résidence (commanditaire : festival de gindou) à gourdon (Lot). En novembre 2006, performera aux musée des abattoirs lors du colloque « la transmission du sensible », en 2007 résidence à mais…l’usine (Limoge), résidence « le tiroir s’ouvre » (Lot), et projets en cours... A Paris, rencontre Bertrand Saint et Régis Hébette( stages de recherche théâtrale), Kitsou Dubois ( stages de danse contemporaine). Pour le théâtre L’Echangeur, coordinatrice, réalise des décors, accessoires et rejoint l’équipe de programmation en 2005.

LISA GRIMAUD vidéo & corps

Pratique : vidéo, cinéma expérimental, photographie, écriture

Explorant les notions de narration, de mise en scène, de catharsis, les émotions et les sensations sont à l'origine de mes productions audiovisuelles. La violence, le rêve, la solitude et l'intimité sont au centre de ces réalisations. La corrélation animal/ humain est une piste qui m'interpelle également, à l'instar de la recherche de l'enfant sous la surface. La puissance vertigineuse de la Nature et de la présence physique des choses et des êtres sont le véhicule du mouvement vers l'extérieur qui m'anime. Contemplatrice née, mon travail photographique trouve son origine dans un certain état d'éveil, à la réception magique de la lumière et à l'écrasante beauté du monde que j'aime arpenter. Il est plus secret, proche de la démarche entomologique. Et toujours, les mots qui racontent, les mots qui aident à appréhender les gouffres émotifs, sont à mes côtés.

Transformer la contemplation qui l'anime par l'expression artistique.

Repères : née en 1982 dans la forêt, marquée par une enfance passée à voyager, études d'arts plastiques à l'UTM, achève actuellement un Master recherche en réalisation à l’ESAV, réalise plusieurs courts métrages de fiction, collabore à de nombreux autres, s'affirme dans une voie plus expérimentale, ( travail d'écriture jusqu'à la production d'images et au montage), fonde la fête au château (soirées projection vidéo), vj pour le groupe micro:méga ( avec Sylvain Chauveau et Frédéric Luneau) tournée italienne et quelques concert en France, travaille avec plusieurs cies comme le Lazzi théâtre, Caftan, Vincent Guillaume cie planétarium. Participe au projet [u].

DOMINIQUE REQUILLARD actions & corps

Pratique : dessin, photographie, vidéo, installation, performance, écriture

Son œuvre se veut globale et incessante, chaque nouvelle image augmentant à chaque fois et de manière exponentielle le nombre des réseaux de signification, autonomes, prenant leur place, proliférant, contaminant l’univers des possibles. Avant tout enclin à la réflexion et la création solitaire, la structure du ventre et son organe estival le tiroir s’ouvre sont avant tout pour moi un moyen de s’ouvrir et de se confronter aux intervenants du monde de l’art et au public. L’expérience et la pérennité du travail de groupe sont une source dynamique, de motivation, d’incessante remise en question de sa pratique propre et de son accessibilité pour les visiteurs/spectateur.

Mon intention est donc avant tout de mettre en place un espace de travail en mouvement à la frontière entre mes besoins, mes envies, et les nécessités professionnelles.

Repères : Né en 1978, vit un an aux Etats-Unis, cursus universitaire en arts plastiques avorté, participe à des courts-métrages avec Dune Dupuy, Lisa Grimaud, participe également au projet [u], réalise des vidéos pour le chorégraphe Richard Nadal Cie faits et gestes.

ANAÏS AILLET actions & corps

Pratique : dessin, photographie, écriture, installation, performance

Attentive aux circulations, infimes, intérieures, évidentes, grossières. Attentive au contact, aux limites, aux échanges, à la mélancolie, à la joie, à la lumière diffuse et éblouissante, aux ombres, je cherche à me retrouver en état d'extrême secousse, éclaircie d'irréalité, avec dans un coin de soi-même des morceaux du monde réel. « Que faire quand l'espace tremble et se désire /quelque chose est en train de prendre racine/ l'indicible remue dans l'en-deçà » (Bernard Noël)

Elle tente d'entretenir et de déployer une démarche poétique permanente par une production généreuse en lien constant avec les signaux internes et externes de la fragilité, se nourrissant des émotions, des frêles passages entre les êtres, de l'insensée richesse et diversité des langages, de leur complexité.

Dans sa pratique personnelle quotidienne, sous forme de journal intime, elle s'attache à aiguiser une sensibilité dans l'oscillation de ses divers moyens d'expression, à fertiliser un univers imaginaire mis à nu, source chaude alimentant sa réalité..

Repères : née le 4 novembre 1982, a vécu dans les bois de sa conception jusqu'à ses 18 ans, licence d’arts plastiques, expositions personnelles, collaborations ponctuelles dans des registres variés : création de spectacles hybrides (danse/théâtre/chant) avec Charlotte Cazal, interventions dans des réalisations audiovisuelles avec Dune Dupuy, Lisa Grimaud et Joan Loizeau. Suit l'enseignement de chant à Music'Halle. Participation à divers festivals : le Chaînon manquant, le Furyfest, Des Croches et la Lune, Africajarc... Elle est à l'origine du projet de résidence le tiroir s'ouvre, et initiatrice de l'organe sonore le désarroi de la couronne. Participe au projet [u].

JEREMIE CHEVET son & corps

Pratique : musique, son, écriture, photographie

C’est vers la création d’espaces sonores ponctuels, l’élaboration de « géographies » sonores que je tends à déployer mes créations. Je construis ma musique en gardant à l’esprit le déploiement architectural de celle-ci, même quand elle intègre un dispositif instrumental : l’imagerie sonore nécessite une profondeur de champ ; pénétrer un espace sonore pluridimensionnel est une prolongation onirique de notre expérience acoustique quotidienne. Introduire dans le discours musical des sons qui à l’origine ne le sont pas, les saisir, s’emparer de leurs potentialités pour les utiliser comme matière et conserver un rapport de causalité entre le son et son origine. Je cherche toujours un rapport harmonique entre les choses, capable de présenter un état de sensibilité. J’entretiens un rapport singulier avec le texte, la voix parlée et suis bien plus souvent frappé par sa courbe que par son contenu. Les intonations, les inflexions et le rythme sont autant d’éléments sonores qui portent en eux les germes d’une musique.

Repères : né en 1979. étudie d’abord la trompette, puis la guitare, groupes aux influences variées, approche la musique classique, musiques actuelles ou ethniques, diplômes de fin d’études musicales de solfège et de guitare au CNR de Toulouse, DEUG de mathématiques à l’UPS, maîtrise sur les «interactions entre arts plastiques et musique» à l’UTM. Collaboration avec des artistes plasticiens : réalise des installations sonores, compose et mixe en direct pour des performances chorégraphiques de Laetitia Doat, collabore à des formes expérimentales avec Charlotte Cazal, Lisa Grimaud. Pour le théâtre, compose et conçoit les dispositifs sonores pour le metteur en scène Vincent Guillaume. Designer sonore pour l’agence Sixième Son. Participe au projet [u].


TRAVERSE VIDÉO - Toulouse - Haute-Garonne - Midi-Pyrénées