Dalibon Jessica
Au crépuscule. Rémanence 1 évoque
un plan d’immanence qui donnerait tout son sens
à ce que nous voyons et entendons pendant cette
flânerie vidéographique.
Des accidents lumineux se produisent, métaphores
de luminophores et de signal électrique. Les
couleurs sont instables et veulent tout contaminer.
Lumière et couleur acquièrent ainsi
un nouveau statut, celui d’image-couleur et
d’image-lumière, en s’attaquant
au corps, au paysage, à l’image comme
surface, elles happent le regard, le saisissent. Non
pas seulement visuelles, mais passeuses, elles entraînent
à un autre niveau de l’image : son épaisseur,
sa peau, pure matière, magma flamboyant, qui
bouillonne, dans le projet de prendre toute l’image.