Pourtant expositions, événements se suivent, se bousculent, les musées ouvrent des salles aux œuvres vidéo, et les biennales comptent plus d’installations que d’œuvres picturales mais souvent ce qui prime ce sont les feux d’artifices, les lapins gigantesques, les avions gonflables… l’art ça se consomme désormais et ça s’évalue au nom de la spéculation… aussi parmi ceux qui veulent que ça se goûte ou dégoûte, se discute ou se pense, se garde en mémoire ou transforme, nous continuons.
Et nous continuons en oeuvres dites différentes, expérimentales dans le risque de ne pas obéir au storytelling de mise, dans le risque de dépasser le mignon pour d’autres figures…
En chemin expérimental dans le dépassement de codes trop prescriptifs et qui le sont d’autant plus que l’on dit qu’il n’en existe plus… ainsi Traverse Vidéo multiplie les déclinaisons d’installations qui ne sauraient se cantonner à exposer n’importe quel film en boucle, elle accueille plus de performances, car dans le refus du fini, dans la projet d’être dans le faire, le corps signifiant impose un temps là, en un espace… Ainsi elle ose penser que s’y vivent des rencontres des autres, du vu, du sens, des sens même si elle regrette de ne pouvoir présenter des oeuvres ndispensables mais que ses bases financières ne sauraient supporter car désormais Traverse Vidéo a grandi comme ses réseaux qui, tout en continuant à se nourrir du terroir se fondent en autres pays et continents.
