Traverse Vidéo naquit du désir de transmettre, de partager des émois, de porter des questions provoquées par d’étranges images et sons, par des œuvres différentes vues ailleurs. Ces œuvres / installations qui occupaient différemment l’espace, ces films qui fracturaient l’idée du narratif, il fallait qu’elles viennent… vers les étudiants mais pas seulement eux… qu’elles soient accompagnées du projet de discours sur ces objets puisque sans parole critique, il n’est pas de reconnaissance d’un nouveau médium.
Le nom que prit l’association pour porter ce désir fleurait l’éphémère, traverser c’est aller vers, ou bien cela s’appelle errance.
Quant à vidéo, le terme intégrait en ce voir, auprès du cinéma, celui qui invente en s’inventant, l’art vidéo, cette écriture qui faisait confiance au support magnétique désormais quasi relégué pour le numérique.
Pourtant la nécessité se dit au présent, encore et encore puisqu’il lui faut fracturer l’imposition de l’image consensuelle triomphale, de la parole unique ; il faut poursuivre sur… la traverse.
Et plus encore que jamais, car si désormais l’image ou sa suivante image calculée, environne l’enfant depuis sa naissance ou presque - des chaînes de télévision n’osent-elles pas défendre des programmes pour les 6 mois - la même naïveté de la naturalité de l’image sévit. Le ceci n’est pas une pipe magrittien n’a pas suffi…
