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TRAVERSE VIDEO 2004

Les Marges du Réel


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Archives : 2003 -2002 - 2001 - 2000

Contact : traverse.video@laposte.net

Lycée des Arènes                                                                                                 

France DUBOIS
Du lundi 23 au vendredi 27 février de 10h à 17h

Ta vie ralentie

(installation-diapositives)

Ta vie ralentie est un diaporama d'environ sept minutes, composé uniquement d'autoportraits de l'artiste réalisés sur une période de trois ans. Les images y sont accompagnées d'extraits de Un homme qui dort de Georges Perec. Constat sur un période donnée de la vie de son auteur, il cherche à restituer à la fois la teneur de ses réflexions existentielles et la réalité de son quotidien. Mais de cette vie de tous les jours, on retient surtout les intervalles de vacance : l'entre-temps, l'attente, le transit, qui sont aussi des moments de solitude, véhiculent les pensées égrainées dans la bande-son. La projection agit ici comme ré-animation de ces moments, de ces pensées.

 

Nicolas FOUCHE
Du lundi 23 au vendredi 27 février de 10h à 17h

Somewhere

(installation vidéo)

L'installation est constituée d'une projection vidéo sur écran, de deux diffusions vidéo sur écran.

La recherche, à partir des photographies satellites, s'interroge plus sur l'image " réelle ", à savoir comme existante, image réelle de la vie sociale dans son architecture globale ( villes, espaces sociaux (ou non),…) et ses rapports quotidiens à l'échange. Elles ne constituent pour l'instant qu'une première recherche à l'installation somewhere qui les met en scène, à travers le médium vidéo, face à des images issues d'actes quotidiens de différents lieux.

L'image satellite en mouvement utilisée pour la surveillance englobe une ville de plus d'un million d'habitants. Elle propose au spectateur une image globalisante de l'espace social de la ville. Son caractère spectaculaire met en face de l'individu une fausse réalité de cet espace surdimensionné. Les séquences vidéo auxiliaires s'arrêtent sur des gestes simples à un instant précis et à travers différents lieux. Elles présentent la réalité à l'échelle intime en interrogeant le comportement même minimal de l'individu. Il s'agit d'interroger ces images qui proposent un point de vue général sur la vie sociale. Il s'agit aussi de questionner les actions de l'individu et son image au sein de l'espace social. A travers ces questions, les gestes de l'individu, des plus intimes aux plus courants deviennent une interprétation du rapport à l'autre. Les images professionnelles issues de la télévision, d'internet, celles de la surveillance proposent des caricatures de ces actes et de ces positions. Elles imaginent des rapports sociaux comme un système mécanique où l'individu constitue un rouage dépendant du groupe.

 

et des vidéos en boucle sur moniteur :

 

Gustavo KORTSARZ, A los cuarenta
A l'approche de mes 40 ans, j'ai eu l'impression que le temps allait trop vite ; j'ai décidé alors de l'accompagner dans sa course. J'ai pris une photo de moi, chaque jour pendant toute cette année, celle de mes 40.

A los 40, version 1 et 2
A los 40, version 3

 

Slavica CEPERKOVIC, Ville blanche
Ville blanche interroge la capacité du langage à transformer un environnement. La scène se passe devant un paysage urbain à Belgrade, une ville qui a connu dans son histoire trente-huit reconstructions. Une femme invite le spectateur à parler, faisant du lieu d'exposition un lieu d'écoute. En attendant, elle raconte l'origine du nom Belgrade - ville blanche - et compare la ville à un puzzle qu'elle a créé. Alors qu'elle parle, de la neige se met à tomber sur elle et sur la ville, se formant et s'amoncelant au hasard, et que seul un geste silencieux balaie.

Ville blanche

 

Véronique LAMARE, Action-Manipulation
Point d'appui. Point d'ancrage. Une boule qui roule. Le poids de sa propre tête.

Gilles MARCEAUX, Solea de la Dama
Solea de la Dama (8'45") est une chorégraphie de Cécile Apsâra dans laquelle un authentique japonais de Séville danse le rôle de la Dame aux Camélias. Le spectacle de 40 minutes a d'abord été filmé sur la scène du Café de la Danse simultanément par trois caméras DV. Les trois images ont ensuite été recomposées dans le logiciel After Effects. L'objectif était le suivant : délaisser la chronologie du montage au profit d'une ligne de fuite en spirale où la trajectoire des images ne parle pas à l'œil mais à la main.
Avec Rio MATSUMOTO (danse), Sylverio HEREDIA (chant), Enrique MURIEL (guitare). Piano Ann Ballester.

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