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EXPRMNTL
 
Laura
HENNO
Du lundi 23 février au samedi 27 mars de 14h à 20h
Vernissage le lundi 23 février à 19h
Twilit Tweet
(installation vidéo)
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Extrait
de la vidéo Twilit, 6'
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Extrait
de la vidéo Tweet, 12'
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Twilit Tweet intègre deux projections vidéo (Twilit,
un film 16 mm de 6' transféré en vidéo et Tweet,
une vidéo) ainsi qu'une diffusion sonore en quadriphonie, dans
un dispositif modulant un espace.
Un personnage féminin surgie de nulle part, pénètre un paysage et le traverse,
flottante et impalpable. Hypnotisée par cet espace naturel à peine discernable,
la jeune fille se meut lentement, son visage se troublant au fur et à
mesure de son avancée. Son désenchantement naissant semble être lié à
un paysage évanescent, unique sujet de la deuxième vidéo. Dans cette dernière,
un paysage boisé et marécageux émane peu à peu de la pénombre et se métamorphose
subrepticement. L'atmosphère, la végétation, la lumière… subissent d'infimes
variations sur la durée, apparentant l'image à une sorte de tableau "
vivant ". […]
Dans Twilit, la partie tournée à l'origine en 16 mm, une jeune fille uniquement
filmée en plan serré, semble avancer dans un paysage à peine dévoilé.
Le film, pensé comme un long travelling, révèle peu à peu un personnage
en proie à des sentiments complexes. Les plans se focalisent sur la perception
de la jeune fille, sans cesse interpellée par le hors champ, accentuant
une tension déjà palpable. Sa physionomie et ses expressions se troublent
aussi imperceptiblement que les variations de lumière se reflétant sur
son visage, passant furtivement d'un état de plénitude, d'observation,
à une inquiétude de plus en plus prégnante. Ses traits se durcissent,
se figent au fur et à mesure de son avancée, se masculinisent brièvement,
comme si ce qui l'entourait la dépossédait insidieusement. Car c'est une
étrange relation qui la lie au paysage et qui confère à son errance un
caractère irréel. La sensation curieuse d'un décor qui se déplace en même
temps que le personnage, d'une avancée qui semble figée, provoquées par
différents subterfuges cinématographiques, introduit une singularité dans
le rapport à l'espace et pose la question de la présence réelle de ce
personnage dans le paysage.
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