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Archives : 2002 - 2001 - 2000
 
 

Mardi 18 février 2003

Lycée des arènes                                                                                                   

De 9h00 à 11h15
- Ouverture :
"Le sens ... Les sens" et vidéo
- Carte Blanche Régis COTENTIN

    "Sans doute savons-nous de moins en moins ce qu’est l’image, une image, ce que sont les images ? C’est plutôt la diversité des modes d’être de l’image qui est notre problème. De l’origine de la perspective jusqu’à la photographie, puis maintenant l’image de synthèse, dernière née des images de reproduction, l’image tend de plus en plus à être traitée comme un objet et à devenir son propre et unique référent. L’image digitale est encore et toujours un leurre. Elle démultiplie la puissance de l’analogie. Elle fait disparaître en arrachant l’image à l’enregistrement et au temps. Elle s’ouvre sur la simulation mais l’image de synthèse reste liée à ce qu’elle figure. L’image de synthèse propose ce paradoxe : une analogie virtuelle. L’œil devient sourd par rapport à l’esprit et demande à l’œil de le croire. Nous assisterons bientôt à la fin de la caméra, rêve secret des cinéastes démiurgiques qui pourraient, un jour prochain, créer comme un peintre, l’image serait conçue comme une projection mentale détachée de tout référent plutôt que comme une captation du temps de la lumière.
    La télévision, la vidéo, la numérisation des films a eu raison du spectacle. Plus personne n’est spectateur, tout le monde est producteur d’images.
    L’image est vivante. Le mouvement des électrons n’est pas vide. La projection du spectateur la hante et matérialise le trajet électronique. Le manège sans fin de l’électronique est devenu le symbole familier des aléas de la vie. L’écran est perçu comme la présence d’une mémoire en perpétuelle action, qui montre tout ce qu’elle cache. Elle s’accorde avec l’homme comme un égal. Ils sont face à face. La matière électronique s’ingénie à nous faire passer du dehors au dedans, à toucher des corps et des décors pour accueillir et porte ce qui ne se voit pas, pas toujours, et qui peut s’incarner ou se matérialiser, devenir traces sensibles, pensées, sentiments, états d’esprit, mouvements d’âme. En analysant, image par image, les images rongées de mondes défaits, elles ne visent qu’à éclairer notre temps, avec l’affreuse permanence du désastre qui les sous-entend. Comprendre l’essence de l’image, c’est comprendre ce qu’une image est capable comme coups féroces et enchanteurs, d’aller plus loin encore dans son voyage au pays des utopies du regard. Le piège pour nos sens est presque parfait. Le spectateur s’oublie à chaque fois dans l’image jusqu’à abandonner toute défense, épousant sur parole et avec un sentiment d’émerveillement les formes créées de toutes pièces. C’est malin une image sonore, ça échappe à tout, c’est sans aspérité, sans défaut, sans autre horizon que notre crédulité. C’est un point au lointain qui s’éloigne au fur et à mesure que l’on s’approche. L’image doublée par son ombre sonore est un caméléon de sens. Elle cultive le paradoxe et toujours échappe. « Par la brèche de la rétine, on pourrait voir profondément dans l’inconscient » écrivait Sigmund Freud ."

Régis COTENTIN

 

De 11h30 à 12h30
- Des vidéos de Arnold PASQUIER en sa présence :

- Aurevoiretmerci, 05'14'', 2001
- Two Michael Snow, 04'00'', 2002
- C’est ça l’amour, 02'03'', 2002
- Telefonando, 02'58'', 2002
- Montesanto, 02'42'', 2002
- A l'envers, 01'03'', 2002
- Le train Bleu, 02'36'', 2002
- Ca c'est l'amour, 04'17', 2002

"   En juin 2001, un documentaire sur le danseur Dominique Mercy, interprète du Tanzteater de Pina Bausch, que je cherchais à réaliser depuis quatre ans était définitivement annulé. Cette fin de non recevoir, pénible et décevante m'entraîna, sur un coup de tête, à filmer une danse de Pina Bausch lors de la Générale du spectacle Danzon au Théâtre de la Ville, à Paris. Cette captation, qui deviendra la matière de mon film aurevoiretmerci était une réponse à mon exaspération et un engagement vers une forme de films moins tributaires de productions chronophages.
   J'ai réalisé ainsi une suite de petites pièces construites autour d'instants suspendus au flux d'images que je tourne en voyage, auprès de mes amis. Je les monte, les mixe chez moi. Elles répondent à des aspirations immédiates : parler de lui, la montrer, tourner autour, inviter... Dans ces films, j'explore poétiquement les invariants du langage cinématographique : le mouvement, le rythme, la surimpression, les liens de l'image à la parole et au texte, la révélation du passage au net ou la dissolution dans le flou, pour raconter toujours l'amour, le rêve et la disparition."

Arnold PASQUIER

De 13h30 à 18h30
- Des vidéos d’ici et d’ailleurs :

- Goccia, Stéphane SINDE, 17'
- Boucle 2810, Hélène ALDAHAN, 5'30''
- Caisson basse, Aymeric De TAPOL, 1'16'', 1998

Encore un pt’it

- Encore un pt’it, Véronique DECRUCK, 3'03'', 2001
- Trop tard, Michel DELACROIX / Pierre Yves FREUND, 7'10'', 1998-1999
- a:\ , Vincent DELMAS, 2'40'', 1997
- Ligne Bleue, Vincent DELMAS, 6'23'', 1999

Ligne Bleue


- ~’-<\_ , 2001, Vincent DELMAS, 1'50'', 2001
- Sans titre, Frédéric DUMOND, 3'30'', 2002
- Harangue, Frédéric DUMOND, 3', 2002

Harangue


- La femme à plusieurs voix, Sandra FOLTZ, 5', 2002
- Interlude, Sandra FOLTZ, 1', 2001
- Chien, Sandra FOLTZ, 45'', 2000
- Passe temps, Sandra FOLTZ, 1'11'', 2000
- So far so good, Andreas GEDIN, 4'20''
- L’homme qui marche, Luca GOVERNATORI ,13', 2002

L’homme qui marche


- A l’image de l’image, Fabienne HALKOWYCZ, 5', 2001
- Sur cette photo, Sabine MASSENET, 6'20'', 2002

Sur cette photo


- A propos d’Eric P, Pierre MEREJKOWSKY, 6min
- C’est la république, Pierre MEREJKOWSKY, 2 min 30
- Baby Dolls 1, le temps du goûter, Emmanuelle SARROUY, 5'28'', 2001


- Les quarts d’heure vidéo en présence de
Pierre Yves CRUAUD, Patrick HEBRARD et
Vivianne PERELMUTER :

 

- L’hôtel des vies reproductibles, Pierre Yves CRUAUD, 03'00''
- Images, Pierre Yves CRUAUD , 03'50''

Images


- Le silence est en marche, Pierre Yves CRUAUD , 03'50''
- Escalier descendant un homme, Patrick HEBRARD , 02'00'', 2001
- S’en sortir sans sortir, Patrick HEBRARD , 02'00'', 2001
- Contretemps, Patrick HEBRARD , 02'00'', 2002
- Plafonnages, Patrick HEBRARD , 03'00'', 2002
- Foirades, Patrick HEBRARD , 03'00'', 2002
- L'épaule à Pauline, Valérie PAVIA, 22'00'', 1997
- C’est bien la société, Valérie PAVIA, 08'00'', 2000
- Description d’un Combat, Vivianne PERELMUTER, 22'00''

Description d’un Combat


- Un temps si peu, Vivianne PERELMUTER, 05'00'', 1997
- Huit fragments de mon actualité, Pierre VILLEMIN , 13'00''

Huit fragments de mon actualité


- Des gouttes de jalousie, Pierre VILLEMIN , 06'00''

 

MJC Roguet Saint Cyprien                                                                                

A 18h30
- Vernissage de l’exposition de Francis BACON, photographie :

"Traverse-vidéo et l'Espace Roguet à nouveau se réunissent pour , dès le 18 février, s'inquiéter du Sens...les Sens - thématique de la 6ème Edition de Traverse vidéo, et ont choisi pour ce faire, les photographies de Francis Bacon qui, s'il réside et travaille à Toulouse, a glané à travers le monde des images qu'il a exposées jusqu'en Louisiane ou plus prés à Paris dans cette récente exposition réunissant 60 photographes de divers pays.
En effet, ses Natures Mortes alors qu'elles sont- et parce qu'elles sont- méticuleusement précises jusqu'au miroitement de la goutte d'eau bleue ou de la feuille recourbée et sèche d'une branche posée, loin de calquer le réel provoquent un autre espace de sensation. La bande adhésive s'y colle délibérément en surcadrage d'autres matériaux, la rose s'avance- agressive? dans sa tranquillité de fleur ou d'absence de fleur- transperçant le premier plan; le fil rouge franchit le verre du verre éclatant et la trace du pas excède la chaussure d'enfan(ce)t dont le rouge répond encore à ce fil qui relie plusieurs de ces images. Le visuel s'y fait tactile. "

Simone Dompeyre