Préambule
2001 opte pour
lors de sa rencontre d'oeuvres et d'artistes autour de la question
inhérente à l'écriture contemporaine qui fait si souvent objecter qu'on n'y comprend pas. En effet, loin de se
sécuriser dans un " ça ressemble à ", les démarches que Traverse convoque en avril 2001 s'empoignent avec le
matériau, avec l'image y compris l'image sonore pour reconnaître l'inachèvement comme une de leurs
caractéristiques premières.
, dès son titre, dérange l'habitude du mot du dictionnaire pour inviter un autre regard, celui qui
décèle dans l'entre-image les ressources du sens toujours à refaire.
L'être ange et l'étrange à savoir la question du corps sans matérialité ou dans le mouvement
insaisissable, le corps d'apesanteur, le corps d'ubiquité mais aussi le refus d'une logique
narrative, du linéaire dans les explorations- exploitations du matériau.
Etre ange c'est, en effet, se jouer de son corps loin de la pesanteur d'une narrativité linéaire,
c'est profiter de l'ubiquité du spatio-temporel de la vidéo, c'est gagner son propre être
a-normé.
Etrange, c'est le différent, l'inquiétante étrangeté, le là et le hors-là ; cela même qui refuse la
frontière et se fraie d'autres réels.
Cela l'art vidéo le provoque, le cinéma expérimental l'invente, au double sens y compris celui de la
trouvaille comme le spéléologue invente les peintures pariétales.
Ainsi,
invite-t-elle aux questions, au débat sur ce qui motive précisément sa
démarche : cette écriture en marge, à côté, qui dénonce le flagrant délit d'apaisement dans la
représentation, l'endormissement et provoque d'autres crises de sens.
Simone Dompeyre.