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Salle A44.
Journal aporétique de Xavier Lambert pose l'interrogation
du je, celle de la tentative de se dire, ou de la reconnaissance de
l'impossible de se dire autrement que par la métaphore et la distance;
il métamorphose l'écrit dans cette nomination toujours à
relancer, elle aussi contaminée par le morphing du corps.
Ainsi même le cédérom ramène à la lettre,
non pas pour imiter une improbable re-source, une première parole mais en
en exerçant la nécessaire recomposition pour que parler veuille
dire.
Ce travail s'inscrit dans la continuité d'une réflexion plus
générale que Xavier Lambert mène sur l'autoportrait et son
altération dans l'image pixellisée.
Salle A43
Singing Alfabet et Chambre noire avec vue Installations photo de
Hervé Schuwey. Dans la traverse puisque portrait de soi, image propre
retravaillée en nombre informatisée, la mosaïque de Hervé
Schuwey s'expose, passant du petit format, de l'ordinateur au grand tableau
en impossible image de soi unique : le soi est multiple, il est de divers sens.

Hall de l'auditorium
PATERNITE de Sylvestre Evrard; pourquoi le non du père ? pourquoi le père
sévère toujours comme image et non la question de la parole au
fils, à l'enfant, celle du modèle qu'il tend sans le savoir ou en
le donnant à reprendre.
Mais ceci se dit dans le pixel, l'image décomposée dont la
nature même ne secrète pas de réponse, n'aboutit pas
à une solide base puisqu'elle n'est que points, toujours à
relancer, dans la passation électrique.

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