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Nicolas Barrié chez Agnès B
Des figures féminines de divers âges seront au
centre de cette réalisation d'allure plutôt onirique. Avec
l'incrustation de quelques mots sur les images et l'absence de bande-son,
on pourra naturellement songer au cinéma muet. En même temps,
il se situera pleinement dans notre époque, de par sa forme plastique
et de par ses interrogations sur la mémoire.
Le magasin deviendra la nuit venue un écran dans la ville, une sorte
de galerie d'art vidéo, un contrepoint interrogatif aux envahissantes
images aseptisées proposées habituellement dans notre monde
citadin.
A l'aide d'un vidéoprojecteur, et depuis l'intérieur du magasin
Agnès b femme, projection en boucle d'un film sur une vitrine. Le soir,
passée l'heure de fermeture, la vitrine devient écran, et attire
l'attention des passants. Le film, fait d'images et de textes entremêlés,
cherchera à susciter la curiosité et l'imagination de ces spectateurs
involontaires. En proposant un nouveau regard sur le magasin, il permettra à
celui-ci de souligner tout ce qui relie à la création contemporaine,
ainsi qu'à la vie artistique toulousaine, à l'occasion du festival
Traverse Vidéo.
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