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Performance Photographie Multimédia


Gallerie photos 2007
Bande annonce 2007
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Armenie
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Les Installations du 6 au 31 mars

 

Goethe Institut

Marek Brandt,

du 8 au 17 mars

Fly.

Fly

Vidéo minimale.

Un escrimeur tente de se battre avec un moustique, dans une pièce vide, blanche, sans fenêtres ou portes.

Sur un Écran le moustique, sur l’autre l'escrimeur et de l’un à l’autre: l'action/interaction entre eux. Attente, observation de l'un l'autre, pensée, combat. La bande son réagit aux images dans l'installation. Un son haut, comme un moustique volant, déclenche des notes et des fréquences de basse, pour l'escrimeur, des pauses silencieuses après l'action et suspendant le flot de sons au milieu...

A lire, peut-être comme la métaphore du combat de David contre Goliath.

Cependant personne ne gagne – c’est une histoire interminable.

http://www.marek-brandt.de/main.html

 

 

Maison de l’Occitanie
Mathieu Dagorn,

Vortex

Vortex

Un vortex est filmé comme une goutte en train de tomber. Dans la version originale, les deux moniteurs sont superposés, et la diffusion des deux images est synchronisée. Le son est étudié pour renforcer la perception de « vide » cathodique…

 

Dyspnée

Dyspnée

Un sachet métallique se gonfle et se dégonfle de manière arythmique. Avec le son associé au mouvement, le regardeur a l’impression de se trouver devant une espèce de poumon artificiel. Dyspnée signifie gêne respiratoire, arythmie respiratoire.

J’attends toujours les résultats du labo.

J’attends toujours les résultats du labo

De la vidéo sans la vidéo: une suggestion de boucle,de répétition sans fin a priori.

Victor Sydorenko,

Millstones of time.

Victor Sydorenko, est un artiste ukrainien.

Fondateur et Directeur de l'Institut de recherches en art moderne de l’Académie des Arts de l'Ukraine – Professeur de l’'Académie Kharkiv de Design et d’Arts

« Ce fut après que le concept soit né et le titre du projet conçu,que je me suis soudainement rappelé d’un épisode de l'histoire de ma famille. Mon grand-père était meunier. Après être revenu chez lui à la fin de la guerre, un accident est survenu. Il tomba dans des meules et fut littéralement broyé – il mourut en quelques jours.
Quelque chose de semblable arrive à nous tous. L'idée principale du projet est éternelle, traînant ennuyeusement le temps, détruit les gens, les implique dans le mouvement épuisant du cercle, va et revient…

 

 

Chapelle des Carmélites


Marie David-Vaudey,

Le corps dansant en apesanteur

Le corps dansant en apesanteur

Etat de présence, image d’un au-delà…

Le corps dansant en apesanteur du titre est ce corps flottant, gonflé d’air et de souffle de vie. Le son est celui de la pression des pieds sur les soufflets.Il renvoie au gonflement mais aussi à la respiration du corps.A la limite du corps-machine, le corps en apesanteur est un corps-souffleur: un corps en vie. Filmé dans l’eau, le visage est projeté à l’intérieurde cette structure gonflable appelée aussi « la méduse ».Bulle d’air ou bulle d’eau, la projection du visage devient tridimensionnelle, donnant une identité à ce corps informe.

Dans ce mouvement de va-et-vient du visage, en résonance avec celui de la marche, le spectateur est pris dans une atmosphère hypnotique, où le corps échappe aux lois de la pesanteur.

 

 

Ane Lan,

Vesta.

VESTA

Entre les flammes brûlantes de Vesta, diverses « Vestales Vierges » posent des questions sur la vertu de la pureté et l'état passé et actuel de l'apparence féminine. Se mettant en scène comme peintre et « vierge ». An Lan pose des questions au sujet du regard des femmes dans la peinture classique liée au regard de l’homme. Les femmes ont été les objets de l'art du portrait depuis l'antiquité. Leurs attributs féminins sont dépeints ainsi : corps souples, peau lisse, gestes féminins, coiffures complexes, tissus luxueux et bijoux fins. Toutes ces caractéristiques accentuent l'idée d'une femme comme morceau d'exposition- un objet à montrer. Elle devrait être appréciée, plu que possédée.
Dans toute l'histoire de l'art du portrait, la représentation du regard fixe de la femme a été significative - elle diffuse un message voilé. Le regard fixe d'une femme a été représenté en beaucoup de différentes manières: évasif, vertueux, rêveur, visionnaire, arrogant, et dans la modernité, audacieux et conflictuel. L'homme - le peintre - a représenté l'idée de la femme en ces termes.

Ane Lan emploie ces représentations afin d’explorer les différents genres de regards fixes dont la femme a été assignée dans une perspective historique. Une série de cinq photographies comporte une section transversale des femmes dans les diverses époques de l'histoire d'art, s'étendant de l'antiquité, à la Renaissance, de la période baroque, finissant en 1910.


Ane Lan parvient à dépeindre les aspects négatifs du rôle de la femme par ses déguisements, poses et descriptions transsexuelles audacieuses. Son travail prend une position critique, secouant vers le haut des attitudes indélogeables envers le genre et des rôles de genre en invitant le téléspectateur à partager les situations intimes qui donnent la pièce pour la réflexion.

 

 

Jae-Bum Myoung,

Inquiétante Etrangeté

- Inquiétante étrangeté
Vidéo-installation

La vidéo se met en scène et les spectateurs peuvent entrer, sentir et jouer avec l’espace. Deux portes projetées sur deux écrans font face à un espace où peut déambuler le public.
On peut suivre un chemin qui mène vers l’imaginaire. Le spectateur s’intègre à l’installation dès qu’il se met à marcher, regarder et sentir. La porte est le passage par lequel on peut entrer et sortir, mais on ne sait plus si le spectateur se trouve à l’extérieur où à l’intérieur. Il peut suivre un chemin qui mène vers la métaphore. Sa curiosité est attirée par ce qui se passe derrière les portes et il se voit alors lui-même regardé par l’artiste. Une tension est crée par une banale porte en bois qui ouvre sur des lieux de la vie quotidienne que la mise en espace fait glisser vers l’étrange.

Jae-Bum MYOUNG.


Jae-Bum Myoung, jeune artiste coréen établi depuis quelques années à Grenoble, nous invite à entrer dans son monde à la fois étrange et rassurant.
Il doit y avoir un peu de son histoire dans cette installation...
où des portes s’ouvrent et se ferment sans jamais savoir pourquoi,
où l’on ne sait plus qui regarde qui...
Comme si c’était à chacun de trouver la force d’attendre et de regarder un monde où il ne se passe rien... où presque rien.
L’attente sur les cailloux qui crissent, le bruit des pas, nous invite à une pause, un arrêt, un temps pour rien, un temps pour soi.

Annie Wolff, présidente de la Nouvelle Galerie, Bergerac, septembre 2006.

 

 


Centre Culturel Bellegarde

Pascal Dombis,

Spamscape.

SpamScape

SpamScape, la dernière installation vidéo de Pascal Dombis,fonctionne sur la prolifération de mots communément utilisés dans les spams des courriers électroniques. Les spams sont ces messages, publicitaires, non sollicités et envoyés en masse via les messageries électroniques. Leur nombre est considérable et ils représenteraient 80 % des communications électroniques. Un spam est envoyé en moyenne à un million de destinataires. Des filtres anti-spam sont mis en place pour détecter et bloquer instantanément ces messages identiques. En réaction, les spams contiennent maintenant toutes sortes de ruses comme l'inclusion d'images, de textes aléatoires, la combinaison de minuscules et majuscules, la permutation de lettres ou l'emploi de signes graphiquement similaires.

Au-delà des contenus de ces messages publicitaires, c'est la combinaison de prolifération massive et d'emploi de lettres aléatoires qui intéressent Pascal Dombis. Dans SpamScape, il fait proliférer les mots de ces spams, jusqu'à saturer complètement l'écran. C'est le " black out " obtenu par l'accumulation du même mot qui met un terme à la prolifération et déclenche instantanément une autre séquence utilisant un mot différent. Chaque séquence a un rythme et un mouvement qui lui est propre. Les formes visuelles du travail de Pascal Dombis émergent de l'exécution de règles. Elles ne sont pas intentionnellement programmées.
SpamScape fonctionne comme une pulsation de séquences vidéo. Les mots s'y déstructurent pour donner de nouvelles compositions graphiques mouvantes sous l'action du déplacement du spectateur dans l'espace et de sa proximité avec l'écran. Devant l'écran, se trouve une zone de capteurs qui détectent la présence du spectateur. Lorsque celui-ci se rapproche afin de voir plus en détail l'image, il fait accélérer progressivement le rythme de la vidéo, ainsi que le volume sonore de la musique. SpamScape joue sur le déplacement avant-arrière, offrant la tentation de s'immerger dans l'image. Mais, plus on se rapproche de l'écran et moins on voit, l'image devenant irregardable (flicker du noir au blanc, images " fantômes ", images subliminales…) Le principe est ainsi opposé à celui de la vision d'une œuvre picturale classique.
La bande son de SpamScape a été composée par Thanos Chrysakis, musicien d'origine grecque vivant à Londres. Sans nullement chercher à illustrer la vidéo, il a composé une structure sonore en fonction des rythmes et des textures des images en mouvement. Il a combiné des micro-sonorités générées par ordinateur, avec des sons de piano et de cordes. Thanos Chrysakis a voulu se rapprocher du phénomène de Synchresis, en créant une fusion mentale du visuel et de l'auditif, pour renforcer la sensation d'immersion et de confrontation à l'écran créée par la vidéo.

SpamScape est un travail sur la lisibilité. Que peut-on lire et décoder d'un processus excessif, que cela soit un usage abusif de système de messagerie ou une prolifération graphique de messages ? Mais là où les spams cherchent à faire en sorte que le lecteur confonde le message publicitaire avec celui habituellement échangé, Pascal Dombis et Thanos Chrysakis cherchent à faire apparaître différents environnements sensitifs (vertige, plénitude, vortex, hantise, allégresse, sensation d'infini, effet de déjà-vu face à des structures non structurantes…) qui ne proviennent pas que d'effets optiques ou auditifs, ni - paradoxalement - d'effets de nature purement technologique.


 

 

 

 

Bruno Goose,

L’ordre des couleurs balayées.

Bruno Goosse questionne cet objet hautement symbolique qu’est le drapeau. Référent à la fois politique et culturel, le drapeau est ici agité à travers ses différents registres qu’ils soient formel, juridique ou verbal.

Image couleur, le drapeau est constitué de formes géométriques assemblées qui répondent à des codes de couleurs très précis. Image temps, construit sur base d’une loi constitutive des Etats qu’il représente, il est issu de leur histoire et varie au gré du vent.

Ce film est constitué du montage des 191 drapeaux des Etats Membres de l’Organisation des Nations Unies. Chaque drapeau est inséré dans la série en fonction de sa possibilité à s’associer avec le drapeau précédent et avec le suivant. Le passage d’un drapeau à l’autre repose à la fois sur des proximités formelles, des éléments visuels communs, des couleurs communes et sur l’existence de certaines transitions dans un programme de montage.

La bande son de ce film est constituée du chuchotement de la signification des couleurs des emblèmes représentant les états, signification affirmée par ces états eux-mêmes. Plusieurs voix sont présentes, parfois en concurrence. Chacune représente une couleur qui n’est pas citée. Ce chuchotement suit l’ordre du montage des images sans pour autant être parfaitement synchrone. Ce qui s’entend ne correspond pas nécessairement à ce qui se voit.

Le montage image, associé au montage son, vise à produire un mouvement fluide et continu de passages d’un drapeau à l’autre, d’une forme à la suivante. Il n’y a pas de temps d’arrêt sur un état stable connaissable, mais plutôt un ralentissement sur la transition elle-même. Apparaissent ainsi autant d’entre-drapeaux, constituant le signe de noman’s land véritable, d’entre-état, que les zones de transit qui se créent dans nos aéroports pourraient prendre pour emblème.
Non un étendard, mais le mouvement continu du passage de la représentation d’un état à un autre. Il s’agit de drapeaux mais aussi et avant tout de couleurs, de zones colorées.

Ce film est projeté sur des rubans de plastique blanc suspendus au plafond semblables aux languettes moustiquaires que l’on suspend à la campagne dans l’embrasure des portes. Le spectateur traverse ces languettes pour se rendre dans la salle suivante. Les rubans seront donc agités, non par le vent, mais par le déplacement des corps des spectateurs.

Les Abattoirs


Sébastien Pesot,

Camera Orchestra.


Caméra Orchestra est composée de trois moniteurs présentant chacun une trame visuelle et sonore originale. Chacune des trois bandes a une narrativité propre, ou l’action dans le champ filmé n’interagit pas « consciemment » avec les événements à l’intérieur des autres moniteurs.

Tel un groupe de musique, chaque écran (chaque « musicien ») joue une partition qui lui est propre, mais intégrée à l’ensemble. Comme la construction d’une pièce musicale, l’installation atteint un point culminant lorsque le développement vidéographique des trois montages audio-vidéo se rejoignent finalement en
synchronicité. Après un bref sommet de « musicalité », provient alors une chute, puis la finale.

Mon approche vidéographique est celle d’un plasticien dont l’intérêt est d’explorer des possibilités de déconstruction et de reconstruction de l'image. Ma démarche est axée sur la transformation d’une image de la réalité, grâce à un jeu sur le sens et le non-sens, liant ainsi mes préoccupations formelles à ma perception du monde.

 

 

Céline Trouillet,

Song n°3 - Dance n°3

SONG N°3 emprunte paroles et musique à “Le Sud” de Nino Ferrer, par la voix de Daniel Michel

Un jeune homme sourd profond s’efforce de prononcer avec difficulté les paroles d’une chanson populaire français. Il n’entend ni sa voix, ni la musique instrumentale qui l’accompagne. En trois minutes, ce que tout handicap suppose de combat s’y impose. Au moyen de sa capacité de l’exercice labial, l’apparence peut nous donner l’illusion que le contexte sonore et environnemental, dans lequel il se situe, lui est approprié. Une émotion intense naît face à l'évidence du handicap et à la lutte ici engagée le temps d’une étonnante épreuve du langage.

Dance n°3 Musique

"C'est la ouate" de Caroline Loeb
Signes: Mélanie Hamm

« Ici je revendique avant tout les médias favorisant l'uniformisation des clichés et des stéréotypes et non l'acceptation des différences interindividuelles, ni les moyens de compréhension adaptés aux individus déficients auditifs. Cette réalisation est aussi un prétexte pour évoquer la polysémie du langage gestuel, prenant la forme d'une chorégraphie, qu'adopte librement une jeune femme malentendante au regard sensuel, pour traduire les paroles d'une chanson populaire. »

 

TRAVERSE VIDÉO - Toulouse - Haute-Garonne - Midi-Pyrénées