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Les
Installations du 6 au 31 mars
Goethe
Institut
Marek
Brandt,
du
8 au 17 mars
Fly.

Fly
Vidéo
minimale.
Un
escrimeur tente de se battre avec un moustique,
dans
une pièce vide, blanche, sans fenêtres ou portes.
Sur
un Écran le moustique, sur l’autre l'escrimeur et
de l’un à l’autre: l'action/interaction entre eux.
Attente,
observation de l'un l'autre, pensée, combat. La
bande son réagit aux images dans l'installation.
Un son haut, comme un moustique volant, déclenche des notes
et
des fréquences de basse, pour l'escrimeur, des pauses silencieuses
après l'action et suspendant le flot de sons au milieu...
A
lire, peut-être comme la métaphore du combat de David
contre Goliath.
Cependant
personne ne gagne – c’est une histoire interminable.
http://www.marek-brandt.de/main.html
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Maison
de l’Occitanie
Mathieu Dagorn,
Vortex

Un vortex est
filmé comme une goutte en train de tomber. Dans la version
originale, les deux moniteurs sont superposés, et la diffusion
des deux images est synchronisée.
Le son est étudié pour renforcer la perception de
« vide » cathodique…
Dyspnée

Dyspnée
Un
sachet métallique se gonfle et se dégonfle de manière
arythmique.
Avec le son associé au mouvement, le regardeur a l’impression de
se trouver devant une espèce de poumon artificiel.
Dyspnée
signifie gêne respiratoire, arythmie respiratoire.
J’attends
toujours les résultats du labo.

J’attends
toujours les résultats du labo
De
la vidéo sans la vidéo: une
suggestion de boucle,de répétition sans fin a priori.
Victor
Sydorenko,
Millstones
of time.

Victor Sydorenko,
est un artiste ukrainien.
Fondateur et
Directeur de l'Institut de recherches en art moderne de l’Académie
des Arts de l'Ukraine – Professeur de
l’'Académie Kharkiv de Design et d’Arts
« Ce fut
après que le concept soit né et le titre du projet
conçu,que
je me suis soudainement rappelé d’un épisode
de l'histoire de ma famille. Mon grand-père
était meunier. Après
être revenu chez lui à la fin de la guerre, un accident
est survenu.
Il tomba dans
des meules et fut littéralement broyé – il
mourut en quelques jours.
Quelque chose de semblable arrive à nous tous. L'idée
principale du projet est éternelle, traînant ennuyeusement
le temps, détruit
les gens, les implique dans le mouvement épuisant du cercle,
va et revient…
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Chapelle
des Carmélites
Marie David-Vaudey,
Le
corps dansant en apesanteur

Le corps
dansant en apesanteur
Etat de présence,
image d’un au-delà…
Le corps dansant
en apesanteur du titre est ce corps flottant, gonflé d’air
et de souffle de vie. Le son est celui de la pression des pieds
sur les soufflets.Il renvoie au gonflement mais aussi à
la respiration du corps.A la limite du corps-machine, le corps
en apesanteur est un corps-souffleur: un corps en vie. Filmé
dans l’eau, le visage est projeté à l’intérieurde
cette structure gonflable appelée aussi « la méduse
».Bulle d’air ou bulle d’eau, la projection
du visage devient tridimensionnelle, donnant une identité
à ce corps informe.
Dans ce mouvement
de va-et-vient du visage, en résonance avec celui de la
marche, le spectateur est pris dans une atmosphère hypnotique,
où
le corps échappe aux lois de la pesanteur.
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Ane
Lan,
Vesta.

VESTA
Entre
les flammes brûlantes de Vesta, diverses « Vestales
Vierges » posent des questions sur la vertu de la pureté
et l'état passé et actuel de l'apparence féminine.
Se mettant en scène comme peintre et « vierge ».
An
Lan pose des questions au sujet du regard des femmes dans la peinture
classique liée au regard de l’homme. Les femmes ont
été les objets de l'art du portrait depuis l'antiquité.
Leurs attributs féminins sont dépeints ainsi : corps
souples, peau lisse, gestes féminins, coiffures complexes,
tissus luxueux et bijoux fins. Toutes
ces caractéristiques accentuent l'idée d'une femme
comme morceau d'exposition-
un objet à montrer. Elle devrait être appréciée,
plu que possédée.
Dans toute l'histoire de l'art du portrait, la représentation
du regard fixe de
la femme a été significative - elle diffuse un message
voilé. Le
regard fixe d'une femme a été représenté
en beaucoup de différentes manières: évasif,
vertueux, rêveur, visionnaire, arrogant, et dans la modernité,
audacieux et conflictuel. L'homme
- le peintre - a représenté l'idée de la
femme en ces termes.
Ane
Lan emploie ces représentations afin d’explorer les
différents genres
de regards fixes dont la femme a été assignée
dans une perspective historique. Une
série de cinq photographies comporte une section transversale
des femmes
dans les diverses époques de l'histoire d'art, s'étendant
de l'antiquité, à la Renaissance,
de la période baroque, finissant en 1910.
Ane Lan parvient à dépeindre les aspects négatifs
du rôle de la femme par ses déguisements, poses
et descriptions transsexuelles audacieuses. Son
travail prend une position critique, secouant vers le haut des
attitudes
indélogeables envers le genre et des rôles de genre
en invitant
le téléspectateur à partager les situations
intimes qui donnent la pièce pour la réflexion.
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Jae-Bum
Myoung,
Inquiétante
Etrangeté

- Inquiétante étrangeté
Vidéo-installation
La vidéo se met en scène et
les spectateurs peuvent entrer, sentir et jouer avec l’espace.
Deux portes projetées sur deux écrans font face
à un espace où peut déambuler le public.
On peut suivre un chemin qui mène vers l’imaginaire.
Le spectateur s’intègre à l’installation
dès qu’il se met à marcher, regarder et sentir.
La porte est le passage par lequel on peut entrer et sortir, mais
on ne sait plus si le spectateur se trouve à l’extérieur
où à l’intérieur. Il peut suivre un
chemin qui mène vers la métaphore. Sa curiosité
est attirée par ce qui se passe derrière les portes
et il se voit alors lui-même regardé par l’artiste.
Une tension est crée par une banale porte en bois qui ouvre
sur des lieux de la vie quotidienne que la mise en espace fait
glisser vers l’étrange.
Jae-Bum MYOUNG.
Jae-Bum Myoung, jeune artiste coréen établi depuis
quelques années à Grenoble, nous invite à
entrer dans son monde à la fois étrange et rassurant.
Il doit y avoir un peu de son histoire dans cette installation...
où des portes s’ouvrent et se ferment sans jamais
savoir pourquoi,
où l’on ne sait plus qui regarde qui...
Comme si c’était à chacun de trouver la force
d’attendre et de regarder un monde où il ne se passe
rien... où presque rien.
L’attente sur les cailloux qui crissent, le bruit des pas,
nous invite à une pause, un arrêt, un temps pour
rien, un temps pour soi.
Annie Wolff, présidente de la Nouvelle
Galerie, Bergerac, septembre 2006.
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Centre
Culturel Bellegarde
Pascal
Dombis,
Spamscape.

SpamScape
SpamScape, la dernière installation vidéo de Pascal
Dombis,fonctionne sur la prolifération de mots communément
utilisés dans les spams des courriers électroniques.
Les spams sont ces messages, publicitaires, non sollicités
et envoyés en masse via les messageries électroniques.
Leur nombre est considérable et ils représenteraient
80 % des communications électroniques. Un spam est envoyé
en moyenne à un million de destinataires. Des filtres anti-spam
sont mis en place pour détecter et bloquer instantanément
ces messages identiques. En réaction, les spams contiennent
maintenant toutes sortes de ruses comme l'inclusion d'images,
de textes aléatoires, la combinaison de minuscules et majuscules,
la permutation de lettres ou l'emploi de signes graphiquement
similaires.
Au-delà des contenus de ces messages publicitaires, c'est
la combinaison de prolifération massive et d'emploi de
lettres aléatoires qui intéressent Pascal Dombis.
Dans SpamScape, il fait proliférer les mots de ces spams,
jusqu'à saturer complètement l'écran. C'est
le " black out " obtenu par l'accumulation du même
mot qui met un terme à la prolifération et déclenche
instantanément une autre séquence utilisant un mot
différent. Chaque séquence a un rythme et un mouvement
qui lui est propre. Les formes visuelles du travail de Pascal
Dombis émergent de l'exécution de règles.
Elles ne sont pas intentionnellement programmées.
SpamScape fonctionne comme une pulsation de séquences vidéo.
Les mots s'y déstructurent pour donner de nouvelles compositions
graphiques mouvantes sous l'action du déplacement du spectateur
dans l'espace et de sa proximité avec l'écran. Devant
l'écran, se trouve une zone de capteurs qui détectent
la présence du spectateur. Lorsque celui-ci se rapproche
afin de voir plus en détail l'image, il fait accélérer
progressivement le rythme de la vidéo, ainsi que le volume
sonore de la musique. SpamScape joue sur le déplacement
avant-arrière, offrant la tentation de s'immerger dans
l'image. Mais, plus on se rapproche de l'écran et moins
on voit, l'image devenant irregardable (flicker du noir au blanc,
images " fantômes ", images subliminales…)
Le principe est ainsi opposé à celui de la vision
d'une œuvre picturale classique.
La bande son de SpamScape a été composée
par Thanos Chrysakis, musicien d'origine grecque vivant à
Londres. Sans nullement chercher à illustrer la vidéo,
il a composé une structure sonore en fonction des rythmes
et des textures des images en mouvement. Il a combiné des
micro-sonorités générées par ordinateur,
avec des sons de piano et de cordes. Thanos Chrysakis a voulu
se rapprocher du phénomène de Synchresis, en créant
une fusion mentale du visuel et de l'auditif, pour renforcer la
sensation d'immersion et de confrontation à l'écran
créée par la vidéo.
SpamScape est un travail sur la lisibilité. Que peut-on
lire et décoder d'un processus excessif, que cela soit
un usage abusif de système de messagerie ou une prolifération
graphique de messages ? Mais là où les spams cherchent
à faire en sorte que le lecteur confonde le message publicitaire
avec celui habituellement échangé, Pascal Dombis
et Thanos Chrysakis cherchent à faire apparaître
différents environnements sensitifs (vertige, plénitude,
vortex, hantise, allégresse, sensation d'infini, effet
de déjà-vu face à des structures non structurantes…)
qui ne proviennent pas que d'effets optiques ou auditifs, ni -
paradoxalement - d'effets de nature purement technologique.
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Bruno
Goose,
L’ordre
des couleurs balayées.

Bruno
Goosse questionne cet objet hautement symbolique qu’est
le drapeau. Référent à la fois politique
et culturel, le drapeau est ici agité à travers
ses différents registres qu’ils soient formel, juridique
ou verbal.
Image couleur,
le drapeau est constitué de formes géométriques
assemblées qui répondent à des codes de couleurs
très précis. Image temps, construit sur base d’une
loi constitutive des Etats qu’il représente, il est
issu de leur histoire et varie au gré du vent.
Ce film est
constitué du montage des 191 drapeaux des Etats Membres
de l’Organisation des Nations Unies. Chaque drapeau est
inséré dans la série en fonction de sa possibilité
à s’associer avec le drapeau précédent
et avec le suivant. Le passage d’un drapeau à l’autre
repose à la fois sur des proximités formelles, des
éléments visuels communs, des couleurs communes
et sur l’existence de certaines transitions dans un programme
de montage.
La bande son
de ce film est constituée du chuchotement de la signification
des couleurs des emblèmes représentant les états,
signification affirmée par ces états eux-mêmes.
Plusieurs voix sont présentes, parfois en concurrence.
Chacune représente une couleur qui n’est pas citée.
Ce chuchotement suit l’ordre du montage des images sans
pour autant être parfaitement synchrone. Ce qui s’entend
ne correspond pas nécessairement à ce qui se voit.
Le montage image,
associé au montage son, vise à produire un mouvement
fluide et continu de passages d’un drapeau à l’autre,
d’une forme à la suivante. Il n’y a pas de
temps d’arrêt sur un état stable connaissable,
mais plutôt un ralentissement sur la transition elle-même.
Apparaissent ainsi autant d’entre-drapeaux, constituant
le signe de noman’s land véritable, d’entre-état,
que les zones de transit qui se créent dans nos aéroports
pourraient prendre pour emblème.
Non un étendard, mais le mouvement continu du passage de
la représentation d’un état à un autre.
Il s’agit de drapeaux mais aussi et avant tout de couleurs,
de zones colorées.
Ce film est
projeté sur des rubans de plastique blanc suspendus au
plafond semblables aux languettes moustiquaires que l’on
suspend à la campagne dans l’embrasure des portes.
Le spectateur traverse ces languettes pour se rendre dans la salle
suivante. Les rubans seront donc agités, non par le vent,
mais par le déplacement des corps des spectateurs. |
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Les
Abattoirs
Sébastien Pesot,
Camera Orchestra.

Caméra Orchestra est composée de trois moniteurs
présentant chacun une trame visuelle et sonore
originale. Chacune des trois bandes a une narrativité
propre, ou l’action dans le champ filmé n’interagit
pas « consciemment » avec les événements
à l’intérieur
des autres moniteurs.
Tel
un groupe de musique, chaque écran (chaque «
musicien ») joue une partition qui lui est propre,
mais intégrée à l’ensemble. Comme la
construction
d’une pièce musicale, l’installation atteint
un point
culminant lorsque le développement vidéographique
des
trois montages audio-vidéo se rejoignent finalement en
synchronicité. Après un bref sommet de « musicalité
», provient alors une chute, puis la finale.
Mon
approche vidéographique est celle d’un plasticien
dont l’intérêt est d’explorer des possibilités
de
déconstruction et de reconstruction de l'image. Ma
démarche est axée sur la transformation d’une
image de
la réalité, grâce à un jeu sur le sens
et le non-sens,
liant ainsi mes préoccupations formelles à ma
perception du monde.
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Céline
Trouillet,
Song
n°3 - Dance n°3

SONG N°3 emprunte paroles et musique à
“Le Sud” de Nino Ferrer, par la voix de Daniel Michel
Un jeune homme sourd profond s’efforce de
prononcer avec difficulté les paroles d’une
chanson populaire français. Il n’entend ni sa voix, ni la musique instrumentale
qui l’accompagne. En trois minutes, ce que tout handicap suppose
de combat s’y impose. Au moyen de sa capacité de l’exercice
labial, l’apparence peut nous donner l’illusion que le contexte
sonore et environnemental, dans lequel il se situe, lui est approprié.
Une émotion
intense naît face à l'évidence du handicap
et à la lutte ici engagée le temps
d’une étonnante épreuve du langage.
Dance n°3 Musique
"C'est la ouate" de Caroline Loeb
Signes: Mélanie Hamm
« Ici je revendique avant tout les médias
favorisant l'uniformisation des clichés et des stéréotypes
et non l'acceptation des différences interindividuelles, ni
les moyens de compréhension adaptés aux individus déficients
auditifs. Cette réalisation est aussi un prétexte
pour évoquer la polysémie du langage gestuel, prenant
la forme d'une chorégraphie, qu'adopte librement une jeune femme malentendante
au regard sensuel, pour traduire les paroles d'une chanson populaire.
»
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